« Choquantes, ignobles, déshonorantes », les grâces accordées par Trump à d’ex-mercenaires condamnés pour les meurtres d’Irakiens en 2007, titre La Presse

« Choquantes, ignobles, déshonorantes », les grâces accordées par Trump à d’ex-mercenaires condamnés pour les meurtres d’Irakiens en 2007, titre La Presse
« Choquantes, ignobles, déshonorantes », les grâces accordées par Trump à d’ex-mercenaires condamnés pour les meurtres d’Irakiens en 2007, titre La Presse

En réponse, le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a indiqué dans un communiqué que le fait de les gracier « contribue à l’impunité et a pour effet d’encourager d’autres personnes à commettre de tels crimes à l’avenir« . Le communiqué reproduit ci-dessous dans son intégralité.

Mercredi 23 décembre 2020 –Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé sa grande inquiétude concernant les récentes grâces accordées par le président des États-Unis Donald Trump, selon des rapports publiés mercredi.

Le président américain a gracié quatre gardes de sécurité de la compagnie militaire privée Blackwater, qui ont été reconnus coupables du meurtre de 14 civils irakiens et condamnés à des peines allant de 12 ans à la prison à vie, y compris pour meurtre au premier degré.

En réponse, le Bureau des droits de l’homme des Nations unies a indiqué dans un communiqué que le fait de les gracier « contribue à l’impunité et a pour effet d’encourager d’autres personnes à commettre de tels crimes à l’avenir ».

Les victimes de violations graves ont également droit à des réparations, a-t-il ajouté, et cela inclut les auteurs de ces violations qui purgent des peines proportionnelles à la gravité de leur comportement.

C’est pourquoi le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a appelé les États-Unis à renouveler leur engagement dans la lutte contre l’impunité.

Selon les rapports de presse, les récentes grâces de M. Trump ont suscité de nombreuses critiques à l’intérieur et à l’extérieur des Etats-Unis d’Amérique, notamment en Irak.

Comment by UN Human Rights Office spokesperson Marta Hurtado on US presidential pardon for contractors jailed for killing Iraqi civilians.

GENEVA (23 December 2020) – We are deeply concerned by the recent US presidential pardons for four security guards from the private military firm Blackwater who were convicted for killing 14 Iraqi civilians.

These four individuals were given sentences ranging from 12 years to life imprisonment, including on charges of first-degree murder. Pardoning them contributes to impunity and has the effect of emboldening others to commit such crimes in the future.

By investigating these crimes and completing legal proceedings, the US complied with its obligations under international law. Victims of gross human rights violations and serious violations of international humanitarian law also have the right to a remedy. This includes the right to see perpetrators serve punishments proportionate to the seriousness of their conduct.

The UN Human Rights Office calls on the US to renew its commitment to fighting impunity for gross human rights violations and serious violations of international humanitarian law, as well as to uphold its obligations to ensure accountability for such crimes.

ENDS

You may also like...

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

error: Content is protected !!