Donald Trump presse un haut responsable électoral de la Géorgie de lui trouver 11780 bulletins

By | January 5, 2021
Donald Trump presse un haut responsable électoral de la Géorgie de lui trouver 11780 bulletins
Donald Trump presse un haut responsable électoral de la Géorgie de lui trouver 11780 bulletins

Le Président américain sortant Donald Trump a exercé de forte pression sur la plus haute autorité électorale de la Géorgie, Brad Raffensperger pour renverser les résultats des élections de novembre en sa faveur. Pour certains, c’est un nouveau scandale qu’on peut comparer à l’affaire du Watergate, a rapporté dimanche le Washington Post.

Cette révélation intervient au moment où au moins 11 sénateurs et 100 législateurs républicains prévoient de s’opposer à la ratification de la victoire du président élu Joe Biden lors de la session du Congrès du 6 janvier prévue à cet effet.

La révélation du Washington Post, surnommée « Georgiagate » en référence à l’affaire du Watergate, a provoqué un séisme politique à Washington, mais la plupart des membres du Parti républicain gardent le silence.

Dans l’enregistrement publié par le journal de la capitale, on entend le chef d’État américain demander au secrétaire d’État géorgien Brad Raffensperger, la plus haute autorité électorale de l’État, de rechercher les votes nécessaires pour renverser la victoire de Biden, soit 11780 votes.

En décembre, après avoir recompté les votes à deux reprises, les responsables géorgiens ont certifié la victoire de Biden, qui est devenu le premier démocrate à gagner dans cet État depuis Bill Clinton (1993-2001) en 1992.

Sans preuve, Donald Trump prétend qu’il y a eu fraude électorale et a engagé des dizaines de poursuites, y compris devant la Cour suprême, mais sans succès.

Le soutien au président s’est accru ce week-end, avec 12 sénateurs et plus de 100 législateurs s’opposant à la ratification de Biden.

Cette stratégie est vouée à l’échec et n’empêchera pas le Congrès de confirmer la victoire de l’ancien vice-Président Joe Biden.

Parmi les sénateurs qui ont fait pression pour cette initiative figure Ted Cruz, du Texas, qui semble être un candidat possible à l’investiture présidentielle républicaine en 2024 et qui veut gagner la base loyale de Trump.

Le vice-président sortant Mike Pence, qui présidera la cérémonie de certification de la victoire de Biden, a salué la stratégie de certains membres du caucus républicain et a déclaré qu’il partage leurs préoccupations concernant la « fraude électorale », a déclaré son chef de cabinet, Marc Short, dans un communiqué.

Le leader républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a donné son feu vert à l’initiative dimanche, tandis que le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell, est resté silencieux pendant le week-end, bien qu’il s’y soit opposé auparavant.

L’initiative n’a pas plu au sénateur Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidence en 2012, et à d’anciens poids lourds du parti comme l’ancien président de la Chambre Paul Ryan.

Maintenant, la question qui plane sur Washington est de savoir si l’appel scandaleux de Trump est un tournant et servira à tourner le dos au Parti républicain, ce qui semble peu probable puisque le dirigeant a une base de sympathisants loyaux.

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