Gonaives, le 31 décembre 1803 : Dessalines furieux contre un Acte d’Indépendance calqué sur les Etats-Unis, chargea Boisrond Tonnerre de travailler toute la nuit sur un autre texte de Proclamation

Gonaives, le 31 décembre 1803 : Dessalines furieux contre un Acte d’Indépendance calqué sur les Etats-Unis, chargea Boisrond Tonnerre de travailler toute la nuit sur un autre texte de Proclamation
Gonaives, le 31 décembre 1803 : Dessalines furieux contre un Acte d’Indépendance calqué sur les Etats-Unis, chargea Boisrond Tonnerre de travailler toute la nuit sur un autre texte de Proclamation

Chareron , néanmoins, a fourni un travail calqué sur l’acte de l’Indépendance des Etats-Unis mais Dessalines ne reconnut pas la fureur de son âme contre les colons français après des années de l’esclavage endurci…

Dimanche 27 décembre 2020 (radioplushaiti.com)–Le Général Jean-Jacques Dessalines fixa au premier janvier 1804 la déclaration solennelle d’Indépendance d’Haïti qu’il avait proclamée ainsi que Pétion, dès sa prise d’armes contre les Français, en 1802. Ainsi, vers la fin de décembre 1803, tous les Généraux du Sud, de l’Ouest, de l’Artibonite et du Nord ont pris rendez-vous aux Gonaives, le lieu choisi pour la célébration de cette solennité.

Chareron et les autres secrétaires de Dessalines furent chargés de rédiger l’Acte de l’Indépendance, qui dût être court et mûrement réfléchi, avait suggéré le Père de la Patrie. Mais il se trouve, raconte Madiou, que Chareron et son équipe, après plusieurs jours de travail, n’avaient pas achevé l’Acte de la Déclaration de l’Indépendance. Cependant, on était au 31 décembre 1803.

Cette pièce, précédée d’un long exposé de motifs, sans chaleur mais profondément méditée et calquée sur l’acte de l’indépendance américaine, déplut à Dessalines par les nombreuses expressions « droit, de principes, de justice qu’elle renfermait ». C’était néanmoins un bon travail. Le général en chef n’y rencontrait pas la fureur qui embrasait son âme contre le blanc français et Boisrond Tonnerre saisit ses pensées et s’écria :

« Tout ce qui a été fait n’est pas en harmonie avec nos dispositions actuelles; Pour dresser l’acte de l’Indépendance, il nous faut la peau d’un blanc pour parchemin, son crâne pour écritoire, son sang pour encre et une baïonnette pour plume ! »

Dessalines s’écria, de son côté: « c’est justement ce que j’éprouve moi môme; Boisrond , je te charge d’exprimer an peuple mes sentiments à l’égard des blancs ». Boisrond Tonnerre, renfermé seul dans une chambre assis contre une table, avec une bouteille de tafia, passa toute la nuit du 31 Décembre 1803 au 1er Janvier 1804 à travailler sur le texte de l’acte de l’indépendance et celui de la proclamation qui devait être adressée à la nation sur la Place d’Armes des Gonaives, au matin du 1er janvier 1804.

Aux premières clartés de l’aurore, la générale se fit entendre dans les rues des Gonaïves. C’était le Premier Janvier 1804. L’An I de l’abolition de l’esclavage dans le Nouveau-Monde.

à suivre

cba

Ouvrage consultés : Histoire d’Haïti Tome 3 Madiou, Thomas (1814-1884)

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