Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés rend hommage à Me Monferrier Dorval

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés rend hommage à Me Monferrier Dorval
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés rend hommage à Me Monferrier Dorval

L’ex bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince , Me Monferrier Dorval était « une lumière resplendissante dans le domaine des droits humains internationaux et le droit constitutionnel ». Ainsi qualifié par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), un hommage lui a été rendu le 10 décembre dernier, à l’occasion du 72e anniversaire de la Journée mondiale des droits de l’homme.

“Un remarquable activiste des droits humains”. Ainsi le HCR, par la voix de son représentant aux États-Unis et dans la Caraïbe, Matthew A. Reynolds, choisit de camper le feu bâtonnier que fut Me. Monferrier Dorval. Le modèle d’une figure cohérente, Me Dorval « a consacré sa vie à la protection du peuple haïtien luttant pour la prise en compte des instruments de droit international dans la Constitution haïtienne », a affirmé monsieur le représentant du HCR.

Ayant travaillé de concert avec le défunt bâtonnier pendant 5 ans, soit de 2012 à 2017, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se révèle particulièrement bien placé pour parler des exploits de celui-ci. Ensemble, ils ont travaillé « sur les questions de nationalité », a appris M. Reynolds. Un travail qui n’a pu qu’être honorable, compte tenu des propos du représentant de l’agence onusienne qui loue les compétences de Me Dorval. « Ses exploits de l’analyse de la loi sur la nationalité étaient d’une importance capitale pour la garantie des droits de tous les Haïtiens, et particulièrement les personnes apatrides. » radioplushaiti.com

D’ailleurs, le HCR a souligné la perspicacité de l’ex-bâtonnier du barreau de Port-au-Prince en Haïti à ce propos. Qu’il s’agisse du système de l’état civil ou celui de la documentation, les deux sont entre autres caractérisés par leur insuffisance. Ce qui fait qu’au cours de leur collaboration, et « avec l’expertise du HCR, Me Dorval a rédigé un projet de loi sur la nationalité qui a été soumis au vote du Parlement haïtien. Si ce projet de loi est voté, une lueur d’espoir sera donnée à des millions d’Haïtiens », a révélé la structure onusienne.

Car, précise celle-ci, il est ici question d’environ 3 millions de personnes. Tous des Haïtiens qui, vivant en Haïti ou du moins à l’étranger, sont susceptibles d’être frappés d’apatridie. Et bien évidemment, Monferrier Dorval a pendant longtemps travaillé sur la question. Il a forcé les changements aux prescrits de la législation nationale susceptibles de conduire à une situation d’apatridie. Et ce, toujours en s’intéressant aux questions de la nationalité et des droits humains internationaux.

En somme c’est un travail extraordinaire accompli au cours d’une vie qui le fut toute autant. Sauf que cette vie, elle a été lâchement éteinte, et le HCR continue de réclamer justice pour leur allié parti trop tôt. Qui plus est, la mort du « champion des droits humains pour les Haïtiens » fut « subite et violente », a mentionné le Chargé de liaison de l’instance auprès du gouvernement haïtien, Junior Rémy Mauvais.

Pour lui, Me Dorval était « un conseiller volontaire de premier rang pour les questions relatives à la révision de la loi sur la nationalité et à l’analyse des lacunes du système d’état civil ». À cette description de Me Dorval, plusieurs autres collègues ajouteront, pour dire à peu près la même chose, qu’il était également « un penseur de principe, humble et indépendant. »

Par l’assassinat d’un homme qui s’était engagé au renforcement de la démocratie et de l’État de droit en Haïti, les criminels ont ouvertement témoigné leur opposition aux valeurs fondamentales qu’il défendait. Or, estime l’agence des Nations unies pour les réfugiés, la vie et le travail de ce grand homme « devraient nous inspirer tous, y compris le peuple et le gouvernement d’Haïti ».

Et si, ni le peuple ni le gouvernement d’Haïti peinent à reconnaître la valeur du Maitre, le HCR promet, par l’intermédiaire de son Chargé de liaison, de respecter la mémoire de Me Monferrier Dorval. Ainsi donc, « son héritage sera perpétué à travers notre engagement collectif pour la préservation des droits humains de tous les Haïtiens, y compris leur droit à la nationalité. »

SOURCE: TRIPFOUMI

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