Une année judiciaire gaspillée: l’exécutif mis à l’index par l’APM et l’ANAMAH
Une année judiciaire gaspillée: l’exécutif mis à l’index par l’APM et l’ANAMAH

Deux associations des magistrats d’Haïti, APM et ANAMAH, considèrent l’année judiciaire de 2020 comme gaspillée, tenant compte du faible bilan disponible, si bilan il y a. Ainsi, elles pointent du doigt le pouvoir exécutif considéré comme véritable responsable de cette situation.

Le président de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens, Jean Wilner Morin, a mis l’emphase sur la persistance dite intolérable de la détention préventive prolongée dans les prisons. Pour lui, elle est la conséquence des différentes crises qui rongent le système judiciaire au cours de l’année 2020.

« C’est une violation flagrante des droits de l’homme quand on tient compte de ce que disent des documents internationaux relatifs aux droits humains », comprend le juge au mandat non renouvelé depuis 2018.

« Grève répétée, coronavirus, crise politique, insécurité généralisée faisant des victimes au niveau de l’appareil judiciaire, voilà, entre autres, quelques aléas auxquels le système a dû faire face au cours de l’année 2020 », détaille Marthel Jean Claude, président de l’Association professionnelle des Magistrats.

Le numéro 1 de l’APM incombe la responsabilité au Pouvoir Exécutif. « La quantité d’argent allouée dans le budget national pour l’appareil judiciaire est vraiment faible », a-t-il déclaré. Ce dernier critique l’ingérence des autres pouvoirs, notamment l’exécutif.

Pour l’année 2020, Me Marthel Jean Claude, qui, lui aussi, dit regretter l’aggravation de la détention préventive prolongée, souhaite un meilleur fonctionnent du système judiciaire par une meilleure allocation dans le cadre d’un budget rectificatif.

SOURCE: TRIPFOUMI